Paris, le 11 novembre 1923
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11 novembre
L’ADMINISTRATEUR à Monsieur le MINISTRE de l’Instruction Publique et des Beaux-Arts.
Monsieur le Ministre,
Considérant le très grand intérêt qu’il y a à ce que les élèves du cours de turc à l’École des Langues orientales puissent, dès le début de la présente année scolaire, s’exercer à la pratique de la langue qu’ils étudient, j’ai l’honneur de vous proposer de vouloir bien renouveler, en faveur de M. KEVORKIAN, pour l’année scolaire 1923-1924, l’arrêté par lequel il a été chargé, durant l’année scolaire écoulée, des fonctions de répétiteur de langue turque à ladite École.
L’indemnité à allouer de ce chef à M. KEVORKIAN, indemnité qui courrait du 1er novembre 1923, serait pour le principal, de six mille francs, cette somme étant augmentée du supplément prévu par le décret du 15 septembre 1921. Des émoluments seraient imputés sur les crédits inscrits au chapitre 40 (art. 1 et 2) du budget de votre département pour l’exercice 1923.
À toutes fins utiles, et ne fût-ce qu’à titre de justification de la proposition ci-dessus énoncée, je me permets de rappeler à votre attention le point de fait ci-après :
Par suite au rattachement aux chapitres 40, 41 et 42 du budget de votre département pour l’exercice 1923, de la comme de 67.140 francs, partie principale de la subvention accordée par le Gouvernement Général de l’Indochine à l’École des Langues orientales pour 1923, rattachement que vous avez bien voulu prescrire à la date du 11 août dernier, le chapitre du Personnel du budget de l’École des Langues orientales se trouve dès maintenant assuré, pour la présente année 1923, de disponibilités qui, supposé même que la nomination ou la délégation d’un professeur du cours de cambodgien (cours fondé par le Gouvernement Général de l’Indochine), puisse avoir lieu immédiatement, ne sauraient être inférieures, dans l’ensemble, à trente-et-un mille cinq cents francs.
Je vous prie d’agréer, Monsieur le Ministre, les assurances de mon respectueux dévouement.
Paul Boyer

